Souvenirs, souvenirs
Une habitante de Villeneuve, âgée de 88 ans, m'a confiée
la photo de son grand-père Amédée Delaitre.
« Je pense que mon pépé a toujours travaillé à la Sablière,
dit-elle. Sur la photo, il se trouve devant les chevaux. »
« Les chevaux passaient la nuit dans leur écurie située dans
la rue principale de Villeneuve, en face du Puits chantant. »
Une autre ancienne carte postale de la Sablière :
Sur la carte suivante, on voit le petit train qui transportait
le sable de Villeneuve jusqu'à Moru :
« Le petit train transporta le sable de Villeneuve à Moru jusqu'en
1964. L'autoroute du nord était alors en construction et quand eurent
lieu les travaux du viaduc de Roberval, la voie fut déposée. Locomotives
et wagons furent vendus au génie civil, sauf ceux qu'acheta Jean Richard
pour le parc d'attraction d'Ermenonville et qui sont toujours utilisés pour
promener les visiteurs de la Mer de Sable. » (Jean-Marc Popineau).
Je vous parle d'un temps...
... que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître.
Villeneuve en ce temps là...
Chez Nonat, à l'emplacement de l'actuel « Délires gourmands ».
Quelques chambres pour accueillir les voyageurs et un café-restaurant.
Mais auparavant, que trouvait-on à cet emplacement ? Regardez :
Encore un hôtel-restaurant !
Sur la façade, vous pouvez lire « ancienne maison TARDU ».
En consultant les registres de l'état civil à la date du 5 juin 1854, on peut
lire : MAILLARD Joseph François a épousé TARDU Louise Mélanie fille de
Louis Joseph TARDU, aubergiste, 47 ans et d' Ambroisine
Mélanie BRULÉ, 48 ans demeurant à Villeneuve.
Il y avait donc une auberge TARDU à Villeneuve en 1854.
L'église du village
L'église de Villeneuve hier :
Le local situé à côté de l'église (l'actuel abri-bus) était
autrefois un endroit clos où la municipalité logeait les trimardeurs,
la nuit. Les trimardeurs étaient les vagabonds, les SDF de l'époque.
La personne qui m'a donné ce renseignement a employé le terme
"boucler". Cela signifie, je suppose, qu'on les enfermait à clef...
La méthode était radicale pour limiter les problèmes, n'est-ce pas ?
L'église aujourd'hui :
Hier et aujourd'hui
Encore une ancienne carte postale : l'abreuvoir à Yvillers.
Le même lieu de nos jours :
Les commerces d'autrefois
Savez-vous qu'en 1934, il y avait à Villeneuve 6 cafés et 4 épiceries ?
Les Établissements économiques étaient une épicerie-bazar située
rue de Flandres et tenue par la famille Gressier (mère, fille et fils) :
On y trouvait un peu de tout : du fil, de la lingerie, du vin, du savon...
Vous apportiez votre récipient et on vous vendait juste la quantité de
café ou de moutarde désirée. Aucun emballage superflu !
Aujourd'hui, voilà ce que l'on peut voir dans la rue principale
à la place des Établissements économiques :
Au puits chantant
Tous les habitants de Villeneuve connaissent, bien sûr,
ce bar-tabac situé à l'entrée du village :
Mais, dans les années 60, que pouvait-on voir au même endroit ?
Un bar-tabac également mais aussi un restaurant avec terrasse.
En cherchant des vieilles cartes du village, j'ai découvert cette carte de 1926 :
À l'auberge du Puits chantant, on pouvait manger mais aussi se loger.
La petite fille, au premier plan, est madame Ros. Elle donne la main
à son frère (à sa gauche) et au petit-fils du cordonnier (à sa droite).
Au second plan, de droite à gauche : le cordonnier du village, Charlotte
la fille de l'aubergiste, puis sa mère madame Gaucher. Monsieur Gaucher
est l'homme sans casquette. Des cyclistes (des Parisiens dit madame
Ros) qui passaient par hasard, ont bien voulu poser avec leur vélo.
Hier et aujourd'hui
La rue d'en Haut à Villeneuve dans les années 1900 :
Aujourd'hui, cette rue se nomme la rue du Belvédère :
Une vieille maison rurale
En feuilletant la revue : Vieilles maisons françaises n° 117, datée
d'avril 1987 et consacrée à l'Oise, j'ai découvert ce joli dessin:

« Maison à Noël-Saint-Martin, commune de Villeneuve-sous-Verberie.
Sur la rive gauche de l'Oise, vers l'est, Chantilly, Senlis, Creil, nous
sommes dans la construction en pierre de Saint-Maximin. L'appareillage
y est soigné, de la modeste maison rurale aux demeures les plus nobles.»
Cette maison existe-t-elle encore aujourd'hui ?
Hier et aujourd'hui
L'église de Villeneuve hier :
Aujourd'hui, on peut toujours admirer
les chapiteaux ainsi qu'une belle dalle funéraire :
Notre village, hier et aujourd'hui
Comme vous pouvez le voir sur cette carte postale datant de 1908, il y avait
un abreuvoir dans la rue principale de Villeneuve, juste en face du relais
de poste. Il n'y avait que la rue à traverser pour faire boire les chevaux :
Cette mare a été comblée et aujourd'hui, voilà ce que l'on peut voir à la place :
Un muret et une haie : ce n'est pas très spectaculaire, je vous l'accorde !
Derrière la haie, il y a un jardin que la propriétaire m'a autorisée à photographier :
La petite construction en pierre qui se trouve sur la gauche se trouvait déjà
sur la photo de 1908 (juste derrière les chevaux) et le jardin actuel nous
indique très exactement les dimensions de l'ancien abreuvoir.
























